Prévention · chiffres officiels

Simplifier la prévention, partout et pour tous. Et si ce n’était pas si compliqué ?

Bilans, dépistages, vaccins : tout est déjà prévu et pris en charge. Ce qui fait la différence, c’est d’aller vers chacun. Six tests de trente secondes pour comparer la France aux pays qui y parviennent, puis des gestes simples pour les entreprises, les mutuelles et les territoires.

Ce que nous appelons prévention

A minima, avoir fait en temps et en heure ce que l’Assurance maladie et les sociétés savantes recommandent

Les bilans

Mon bilan prévention à 18-25, 45-50, 60-65 et 70-75 ans, pris en charge à 100 %. Le suivi des affections de longue durée.

Les dépistages

Cancers du sein et colorectal de 50 à 74 ans, cancer du col de l’utérus de 25 à 65 ans.

Les vaccinations

Grippe, Covid-19, zona et pneumocoque dès 65 ans, rappels diphtérie-tétanos-polio à 25, 45 et 65 ans puis tous les dix ans.

Sources : ameli.fr ; calendrier des vaccinations 2025 ; HAS.

Le test · six sujets

À votre avis, où en est la France ?

Pour chaque sujet : le pays qui réussit, votre estimation pour la France, puis la réalité et les pistes pour y arriver.

Ce qui marche ailleurs · Angleterre

L’Angleterre vaccine trois seniors sur quatre contre la grippe

74,9 %

des 65 ans et plus vaccinés en Angleterre, saison 2024-2025

  • Chaque cabinet de médecine générale invite 100 % de ses patients éligibles.
  • Les 65 ans et plus se font vacciner chez leur généraliste ou en pharmacie.
  • Un service national complète par des lettres de rappel et des appels aux non-vaccinés.

Sources : UKHSA 2025 ; NHS England

Sujet 1 sur 6 · à votre avis, en France ?

Quelle part des 65 ans et plus se fait vacciner contre la grippe en France ?

Choisissez une réponse pour voir la réalité.

Ce que coûte l’absence de prévention

Chaque année, la population d’une ville

La DREES publie un taux de décès évitables, pas un nombre. Ramené à la population, il se compte en villes entières.

≈ 80 000

décès avant 75 ans qui auraient pu être évités par la prévention, chaque année (estimation)

La Rochelle

79 851 habitants (2023)

Avec les décès évitables par des soins faits à temps, on approche 120 000 décès par an, soit la population de Reims (177 674 habitants) en un an et demi. Prévention au sens de la DREES : tabac, alcool, accidents, maladies à vaccin.

Sources : DREES, Études et résultats n° 1312, 2024 (taux de 135,3 pour 100 000 habitants de moins de 75 ans en 2022) ; Insee, populations municipales 2023. Estimation France Care : taux appliqué à la population de moins de 75 ans.

Qui échappe à la prévention ?

Les plus modestes manquent le plus, mais aucun revenu n’atteint l’objectif

La classe moyenne et les plus aisés restent eux aussi sous la recommandation européenne. Le problème n’est pas seulement social : il tient à la manière d’aller vers les personnes.

10 % les plus modestes : 16,1 %
Revenus moyens (5e dixième) : 27,4 %
9e dixième : 33,2 %
10 % les plus aisés : 31,4 %
Seuil européen acceptable 45 %

La participation double entre les plus modestes et les revenus élevés, puis baisse légèrement chez les plus aisés.

Source : DREES, Études et résultats n° 1367, février 2026 (colorectal 2017-2020, sein 2015-2020). Revenus par dixième de niveau de vie.

Ailleurs, on va vers les personnes

Convoquer, visiter, s’appuyer sur un tiers, organiser le territoire

Convoquer · Suède

Västerbotten invite chaque habitant à 40, 50 et 60 ans

  • Lancé en 1985 dans la commune de Norsjö, étendu à tout le comté en 1990 dans les soins primaires.
  • Deux rendez-vous : un examen de santé, puis un dialogue individuel sur les habitudes de vie.
  • L’invitation arrive avec un rendez-vous déjà réservé : c’est à l’habitant d’annuler s’il ne veut pas venir.

Sources : Norberg et al., Global Health Action, 2010 et 2012 ; 1177 Vårdguiden

56 → 65 %

de participation entre 1990 et 2006

L’invitation seule laisse une part stable de côtéEnviron 35 % en Suède, 40 % au Danemark, avec davantage d’hommes.
Le tiers repère, le parcours transformeUn signalement sans suite reste une alerte.
La régularité du lien compteLa continuité avec un même soignant est associée à une baisse de la mortalité toutes causes (Pereira Gray et al., BMJ Open, 2018).

Ce que fait France Care

Voir l’écart entre le parcours recommandé et le parcours réel pour agir avant la rupture

Le Passeport Prévention compare en continu les actes recommandés pour chaque personne, selon son âge, son sexe et ses pathologies déclarées, avec ceux qu’elle a réalisés. Quand l’écart apparaît, un conseiller en gestion de parcours appelle, trouve le rendez-vous et lève le frein.

OrienterLa bonne ressource, au bon moment.
DétecterL’écart entre recommandé et réalisé.
AccompagnerJusqu’à l’acte réalisé, par un humain identifié.

70 %

des femmes accompagnées ont accepté leur mammographie.

100 %

des demandes de médecin traitant ont abouti.

12 à 80 %

d’usage du service selon les déploiements, contre 1 % pour une solution 100 % digitale.

Source : France Care, données de déploiement, octobre 2026.
Initiative Santé 2026 aux Grands Prix Check Up Santé de BFM Business · Prix spécial du Grand Prix ANDRH 2025 · Challenges, 100 start-up où investir en 2026 · Nommée au Prix Galien France 2026. France Care ne prescrit ni ne diagnostique : il mène au soin.

Passer à l’action

Vous pouvez faire venir les absents de la prévention

Les droits existent et sont pris en charge. Ce qui manque, c’est quelqu’un qui invite, relance et prend le rendez-vous. Choisissez votre structure.

En entreprise : faire de la prévention un acte réalisé, pas une affiche

  1. Mesurer où en sont vos salariés : vaccinations, dépistages, médecin traitant, freins.
  2. Organiser la vaccination antigrippale sur site et laisser le temps des rendez-vous de dépistage.
  3. Donner à chaque salarié un conseiller qui programme ses actes de prévention et ceux du proche qu’il aide.

Le Score SANTÉ mesure en quelques minutes l’état de la prévention dans votre entreprise et les leviers prioritaires.

Mesurer la prévention de mon entrepriseDécouvrir l’offre entreprises

Questions fréquentes

La prévention en France, en huit questions

Quelle part des seniors se fait vacciner contre la grippe en France ?

54 % des 65 ans et plus lors de la saison 2024-2025, selon Santé publique France, pour un objectif de 75 % fixé par l’OMS. L’Angleterre atteint 74,9 %.

Combien de personnes participent au dépistage du cancer colorectal ?

30,7 % des 50-74 ans en 2024-2025, selon Santé publique France, sous le seuil européen acceptable de 45 %. Les Pays-Bas atteignent 67,2 % en envoyant le test avec l’invitation.

Quel est le taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein ?

46,3 % des femmes de 50 à 74 ans en 2023-2024, selon Santé publique France, pour une recommandation européenne de 70 %. Environ 10 % de dépistage individuel s’y ajoute.

Combien de décès pourraient être évités par la prévention en France ?

La DREES estime à 135,3 pour 100 000 habitants de moins de 75 ans les décès évitables par la prévention en 2022. Rapporté à la population, cela représente environ 80 000 décès par an, l’équivalent de La Rochelle, de Pau ou de Béziers.

Qu’est-ce que Mon bilan prévention ?

Un bilan proposé à 18-25, 45-50, 60-65 et 70-75 ans, pris en charge à 100 % sans avance de frais, réalisé par un médecin, un infirmier, un pharmacien ou une sage-femme. En 2024, 0,29 % des personnes concernées l’ont fait, pour un objectif de 10 %.

Comment une entreprise peut-elle agir sur la prévention de ses salariés ?

En mesurant où en sont ses salariés, en organisant la vaccination antigrippale sur site, en laissant le temps des rendez-vous de dépistage et en offrant un accompagnement humain qui programme les actes de prévention, y compris pour les proches aidés.

Comment une mutuelle peut-elle faire progresser le dépistage de ses adhérents ?

En invitant nommément les adhérents aux âges clés, en relançant par téléphone ceux qui ne répondent pas et en confiant à un conseiller la prise de rendez-vous et la vérification que l’acte a eu lieu.

Comment une collectivité peut-elle aller vers les habitants éloignés de la prévention ?

En s’appuyant sur les acteurs du quotidien pour repérer les personnes isolées, en proposant des visites préventives aux seniors qui vivent seuls et en reliant chaque signalement à un accompagnement jusqu’au rendez-vous.